Albon, Berceau du Dauphiné, est un village riche en histoire et en patrimoine. La Tour d'Albon, datant du 12ème siècle, est l'un des monuments les plus emblématiques de la région. Elle offre une vue imprenable sur la Vallée du Rhône et ses environs, et témoigne de l'importance stratégique du Comtat d'Albon à l'époque médiévale. Une visite à Albon est un voyage à travers le temps, à la découverte du riche patrimoine culturel et spirituel de la région.
Le village d’Albon, situé au nord de la Drôme, est souvent considéré comme l’un des berceaux historiques du Dauphiné. Sa position géographique stratégique, à la croisée de l’Empi (Saint-Empire romain germanique) et du Royaume de France (Riaume), en a fait un point névralgique dans l’histoire de cette région. C'est aussi le lieu d'origine de la famille d'Albon, qui joua un rôle fondamental dans la construction du Dauphiné médiéval.
L’importance stratégique et historique d’Albon
Albon se trouve dans une région de passage, entre la vallée du Rhône et les Alpes. Cet emplacement privilégié en fit un point de contrôle majeur dès l’Antiquité, puis au Moyen Âge, lorsque les seigneurs d'Albon érigèrent un château sur une colline dominant les environs. Ce château, dont les ruines sont encore visibles, devint un symbole de leur pouvoir et un pivot dans l'administration des territoires alentours.
Les seigneurs d'Albon, au XIe siècle, commencèrent à consolider leur influence sur la région. Guigues III, comte d'Albon (également appelé "Guigues le Vieux"), est souvent considéré comme le fondateur de ce qui deviendra le Dauphiné. Il entreprit de structurer un territoire qui s’étendait au-delà d’Albon, englobant des zones aujourd’hui incluses dans la Drôme, l’Isère et les Hautes-Alpes.
La naissance du Dauphiné et son lien avec Albon
Le comté d’Albon fut la base de ce qui deviendra le Dauphiné au XIIIe siècle. Le titre de "Dauphin" fut adopté par les descendants de la famille d’Albon, notamment Guigues IV, dont l’emblème portait un dauphin. Ce titre finit par désigner la région elle-même, marquant ainsi la transition d’un comté féodal à une province identifiée.
Le rattachement du Dauphiné au Royaume de France en 1349, avec l’acte de cession signé par Humbert II, dernier dauphin de Viennois, consacra ce territoire comme un apanage royal, réservé aux héritiers présomptifs de la couronne. Bien que l’influence politique ait depuis longtemps dépassé les frontières d’Albon, le village reste symboliquement lié à ces origines.
Une influence durable
Le château d'Albon n'était pas seulement une forteresse, mais aussi un centre administratif et économique. Les terres environnantes dépendaient de cette seigneurie, qui jouait un rôle clé dans la gouvernance locale. Si la puissance des seigneurs d’Albon finit par se diluer dans l’histoire plus vaste du Dauphiné, leur empreinte reste marquée dans la toponymie, les archives et les traditions locales.
Un berceau mémoriel plus que politique
Aujourd’hui, Albon est surtout un lieu de mémoire, évoquant les débuts d’un territoire complexe qui a marqué l’histoire de France. Bien que d'autres centres, comme Grenoble, aient pris une importance croissante dans le Dauphiné, le village d’Albon reste associé aux origines de cette province. Il incarne un point de départ dans l’histoire régionale et nationale, un symbole des transformations féodales qui ont façonné la France.
En somme, Albon peut être considéré comme le berceau du Dauphiné, non seulement pour son rôle fondateur, mais aussi pour la mémoire historique qu’il conserve de cette période clé.
Origines antiques et médiévales
La naissance du Dauphiné
Le Dauphiné dans le royaume de France
Les Guerres de Religion et les conflits locaux
Période moderne
Période contemporaine
Synthèse
Le Dauphiné est un territoire aux multiples facettes, oscillant entre un rôle de carrefour politique, religieux et économique. De l'élection de Boson au château de Mantaille à l’administration par le futur Louis XI, en passant par des personnalités marquantes comme Barthélémy de Laffemas et des chefs-d'œuvre artistiques tels que le vitrail de Saint-Martin-des-Rosiers, cette région a contribué à l'histoire nationale tout en conservant ses particularismes locaux.
517 : Le Concile d’Épaone
Le Concile d'Épaone (Concilium Epaonense), tenu le 6 septembre 517 dans la localité d'Épaone (actuelle Saint-Romain-d'Albon, Drôme, France), constitue un moment significatif de l'histoire ecclésiastique de la Gaule mérovingienne. Convoqué sous la présidence d'Avit, évêque de Vienne, ce synode régional réunissait environ 34 évêques, principalement issus des diocèses de la vallée du Rhône, dans le royaume burgonde dirigé par le roi Sigismond. Ses actes, consignés dans une collection de 40 canons, offrent un aperçu précieux des préoccupations religieuses et sociales d'une époque marquée par la transition entre l'Antiquité tardive et le haut Moyen Âge.
Contexte Historique
Au début du VIe siècle, la Gaule était fragmentée entre plusieurs royaumes germaniques succédant à l'Empire romain d'Occident. Le concile se tint dans le royaume burgonde, alors sous l'autorité de Sigismond (r. 516-523), fils de Gondebaud. Ce roi, converti au christianisme nicéen peu avant son avènement, abandonnait ainsi l'arianisme dominant parmi les élites burgondes, dans un contexte de rivalités avec les Francs de Clovis et les Wisigoths d'Alaric II. Cette conversion, probablement influencée par Avit de Vienne, reflétait une stratégie d’unification religieuse et politique, dans une région où le christianisme coexistait avec des pratiques païennes persistantes.
Avit de Vienne (c. 460-518), figure clé du concile, était un évêque érudit, issu d'une famille aristocratique gallo-romaine. Ses écrits, notamment sa correspondance avec Sigismond (préservée dans la Epistulae Aviti), témoignent de son rôle dans la consolidation du pouvoir épiscopal et de son influence sur la cour burgonde. Le choix d'Épaone, un vicus stratégiquement situé entre Vienne et Valence, soulignait la centralité de la vallée du Rhône dans les réseaux ecclésiastiques de l'époque.
Organisation et Contenu des Canons
Les actes du Concile d'Épaone, transmis par des manuscrits médiévaux tels que ceux de la Collectio Avellana et des collections canoniques postérieures (notamment dans les travaux de Maassen, Concilia Aevi Merovingici), se composent de 40 canons rédigés en latin. Ces textes, bien que succincts, abordent des questions de discipline ecclésiastique et de moralité publique, révélant les priorités de l'Église dans un contexte de christianisation inachevée.
Discipline cléricale : Le canon 22 interdit aux clercs de cohabiter avec des femmes, sauf si elles sont des parentes au degré autorisé (mère, sœur), une mesure visant à imposer le célibat et à éviter les scandales. Cette règle s’inscrit dans une tendance plus large, observable dans d'autres conciles gallo-romains comme celui d'Agde (506).
Lutte contre les pratiques païennes : Le canon 30 condamne les banquets tenus près des lieux sacrés, une pratique héritée des cultes préchrétiens, tandis que le canon 33 prohibe les superstitions liées aux augures. Ces dispositions traduisent les efforts pour éradiquer les survivances païennes dans une population rurale encore attachée à ses traditions.
Régulation monastique : Les canons 15 et 16 encadrent la vie des moines, interdisant leur retour à la vie séculière sans autorisation épiscopale et posant les bases d’une discipline monastique qui influencera les réformes ultérieures, notamment sous les Carolingiens.
Sources et Documentation
Les principales sources sur le Concile d'Épaone proviennent des collections canoniques mérovingiennes, éditées dans les Monumenta Germaniae Historica (MGH), série Concilia, vol. 1, sous la direction de Friedrich Maassen (1893). Les canons y sont retranscrits à partir de manuscrits du IXe siècle, comme le Codex Vaticanus Latinus 5845. La correspondance d'Avit, publiée dans les Opera Omnia (éd. Peiper, MGH Auctores Antiquissimi, vol. 6, 1883), fournit un contexte complémentaire, notamment sur ses relations avec Sigismond. Les historiens s’appuient également sur les chroniques de Grégoire de Tours (Historia Francorum, livre II), bien que ce dernier, écrivant un demi-siècle plus tard, ne mentionne pas directement le concile.
Portée et Héritage
Le Concile d'Épaone ne visait pas à trancher des controverses théologiques majeures, contrairement aux conciles œcuméniques, mais à répondre aux besoins pratiques d’une Église locale. Ses décisions renforcèrent l’autorité des évêques dans leurs diocèses et contribuèrent à uniformiser les pratiques religieuses dans le royaume burgonde, préparant le terrain à l’intégration de ce dernier dans l’orbite franque après la conquête de 534.
Son influence perdura à travers son incorporation dans des recueils canoniques plus tardifs, comme la Collectio Hispana et les décrets de Burchard de Worms (Xe siècle). Pour les historiens modernes, tels qu’Ian Wood (The Merovingian Kingdoms, 1994) ou Patrick Geary (Before France and Germany, 1988), Épaone illustre la montée en puissance des évêques comme acteurs de gouvernance dans une société post-romaine en recomposition.
Conclusion
Le Concile d'Épaone de 517, bien que limité dans son rayonnement géographique, demeure un jalon essentiel pour comprendre l’évolution de l’Église en Gaule mérovingienne. Ses canons, conservés dans les archives du passé, témoignent d’une institution en quête d’ordre et d’identité, dans un monde où les anciennes certitudes s’effaçaient devant l’émergence d’une nouvelle ère. Ancré dans les réalités d’un royaume burgonde éphémère, il offre aux chercheurs une fenêtre sur les dynamiques religieuses et sociales qui façonnèrent l’Europe médiévale naissante.
La Tour d'Albon, berceau du Dauphiné, est un site chargé d'histoire. Cette ancienne forteresse médiévale, située dans la région Rhône-Alpes, est un témoignage de l'architecture militaire de l'époque. Sa position stratégique a joué un rôle important dans l'histoire de la région. Aujourd'hui, La Tour d'Albon est un lieu de visite incontournable pour les amateurs d'art et d'histoire dans la Drôme des Collines, offrant une vue imprenable sur la vallée du Rhône et les montagnes environnantes.
Perchée sur une motte dominant la vallée du Rhône, la tour d'Albon est bien plus qu'un simple vestige médiéval. Ce site castral, situé sur la commune d'Albon, constitue un témoignage vivant de l'histoire des comtes d'Albon, les fondateurs du Dauphiné. Grâce aux découvertes archéologiques réalisées depuis les années 1990, l’histoire de ce lieu emblématique s’est enrichie, révélant un complexe médiéval remarquable.
Les origines du site et son rôle stratégique
Dès le haut Moyen Âge, la position stratégique du site d'Albon, à proximité des axes commerciaux et militaires reliant la vallée du Rhône et les Alpes, en faisait un lieu de choix pour contrôler le territoire. La tour et le château furent édifiés au XIe siècle par les premiers comtes d'Albon, qui allaient devenir les dauphins de Viennois, les seigneurs de ce qui deviendra le Dauphiné.
La tour, qui domine encore aujourd'hui le paysage, était au cœur d’un dispositif de défense et de représentation du pouvoir. Elle servait à la fois de poste de guet, de résidence seigneuriale et de symbole de l’autorité des comtes d’Albon.
Les découvertes archéologiques : un site médiéval insoupçonné
Pendant longtemps, la tour, seule, témoignait de la grandeur passée de ce lieu. Cependant, les fouilles archéologiques menées dans les années 1990 ont mis au jour un complexe médiéval bien plus vaste et sophistiqué, comprenant :
Ces découvertes ont permis de reconstituer la vie quotidienne et l’organisation sociale du site à son apogée.
La construction du château d’Albon : un projet ambitieux
La construction du château d’Albon, avec ses éléments défensifs et résidentiels, symbolise la montée en puissance des comtes d'Albon. En investissant dans un édifice aussi imposant, ils affirmaient leur domination sur la région et leur capacité à contrôler les routes stratégiques et économiques de la vallée du Rhône.
La tour elle-même, construite en pierre, représentait une avancée architecturale par rapport aux fortifications en bois qui prévalaient à l’époque. Son rôle défensif, combiné à son usage symbolique, illustrait parfaitement la dualité du château médiéval.
Un panorama exceptionnel et un accès libre pour tous
Aujourd’hui, le site archéologique de la tour d'Albon est ouvert au public et offre un panorama saisissant sur la vallée du Rhône. La signalétique sur place permet aux visiteurs de découvrir les différentes étapes de la construction du château et les résultats des recherches archéologiques.
Un héritage vivant du Dauphiné
Le château d’Albon n’est pas seulement un vestige historique, mais aussi un témoin de l’émergence du Dauphiné, une région qui joua un rôle clé dans l’histoire de la France médiévale. La tour et son site castral incarnent l’identité et les racines de cette terre, offrant aux visiteurs une plongée unique dans le passé.
Que vous soyez amateur d’histoire, curieux des paysages médiévaux, ou simplement en quête d’une escapade dans la Drôme des collines, la tour d’Albon vous invite à explorer son riche patrimoine.
L’église Saint-Philibert d’Albon, au nord de la Drôme, et son prieuré ont été construit au 11e siècle par des moines venus de Tournus (Saône-et-Loire ; Bourgogne). Elle se compose d’une nef à deux travées, abside semi-circulaire et d’un porche roman plein cintre surmonté d’un vitrail et d’une arcade recevant la cloche. En 1230 elle est agrandit d’une travée et d’une abside gothique flamboyant. Les moines qui l’ont desservies jusqu’au 13e siècle, avant d’en laisser le service au clergé séculier, y avaient déposé le coeur de Saint-Philibert (aristocrate mérovingien ; fêté le 20 août). De nombreux pèlerinages ont eu lieu jusqu’en 1562, date à laquelle les troupes du capitaine François de Beaumont, dit baron des Adrets (1512-1587), n’ayant trouvé cette relique, détruisirent la presque totalité de l’église. Reconstruite sommairement au début du 17e siècle, avec côté sud, la chapelle Notre Dame de Pitié, elle n’a jamais retrouvé son architecture du 16e siècle.
Jacques d'Albon de Saint-André (également connu sous les noms de Jacques d'Albon ou le maréchal de Saint-André)
Né le 3 mars 1513 – Décédé le 19 décembre 1562 à Dreux, à l’âge de 49 ans
Seigneur de Saint-André, Marquis de Fronsac, Comte de Saint-Vallery,
Baron d’Aubeterre, d’Ouches, de Tournoël, de Sérézat et d’Herment, et chevalier de l’Ordre de Saint-Michel
Premier Gentilhomme de la Chambre du Roi (1547)
Maréchal de France (1547)
Gouverneur du Lyonnais et Forez (1550), lieutenant du Roi en Dauphiné
Ambassadeur de France en Angleterre (1550)
Conseiller du Roi (1550)
Figure majeure du XVIᵉ siècle en France, militaire talentueux et homme d’État influent, Jacques d’Albon de Saint-André est l’un des favoris d’Henri II de France, jouant un rôle central dans les affaires politiques et militaires de son temps.
Origines familiales et jeunesse
Jacques est né le 3 mars 1513 au sein d’une illustre famille noble.
Compagnon d’enfance du futur Henri II, Jacques d’Albon entre tôt au service de la monarchie, où il se distingue par sa loyauté et son habileté.
Ascension politique et militaire
14 avril 1544 : Jacques d'Albon participe à la victoire de Cérisole, près de Milan, où les forces franco-suisses battent les 22 000 impériaux de Charles Quint.
3 avril 1547 : Favori du nouveau roi Henri II, il est nommé membre du Conseil royal 3 jours après la mort de François 1er et premier gentilhomme de la Chambre.
29-5-1547: est fait maréchal de France
25-7-1547: grand-maître des cérémonies du sacre d'Henri II, à Reims
16 avril 1548: le maréchal de Saint-André achète la terre de Vallery, en Bourgogne, pour 95 000 livres (!), et commande à l'architecte Pierre Lescot la construction du château et du jardin d'agrément; certaines des peintures seront réalisées par LE PRIMATICE
19 et 20 mars 1550: séjour du roi et de la Cour-- cf. Mme de La Fayette, dans son roman "La Princesse de Clèves": " Le maréchal de Saint-André qui cherchait toutes les occasions de faire voir sa munificence, supplia le Roi, sous le prétexte de lui montrer sa maison, de lui vouloir faire l'honneur d'y souper avec les Reines. Ce maréchal était bien aise de faire paraître aux yeux de Madame de Clèves, cette dépense éclatante qui allait surgir jusqu'à la profusion." --- Jacques d'Albon fait la campagne de Picardie
Campagnes militaires
Influence sous François II et formation du triumvirat
À la mort d’Henri II en 1559, Jacques d’Albon conserve sa position sous François II.
18-9-1559 : reçoit les insignes de connétable le jour du sacre de François II, Montmorency étant disgrâcié
En mars 1560, il participe à la répression sanglante de la conjuration d’Amboise, un complot protestant.
6 avril 1561: Après la mort de François II en décembre 1560, il s’allie avec François de Lorraine, duc de Guise, et Anne de Montmorency, formant le triumvirat catholique. Leur objectif est d’éradiquer le protestantisme et de contrecarrer l’influence de la régente Catherine de Médicis.
Les guerres de religion et la bataille de Dreux
En 1562, la première guerre de religion éclate après le massacre de Wassy, les triumvirs imposent à Catherine de Médicis et au jeune Charles IX de quitter Fontainebleau pour Paris. Jacques d’Albon mène plusieurs campagnes :
Le 19 décembre 1562, lors de la bataille de Dreux, les forces catholiques, commandées par les triumvirs, battent l’armée protestante conduite par le prince de Condé. Cependant, Montmorency est fait prisonnier, et Jacques d’Albon est tué.
Circonstances de sa mort : Jacques est assassiné non par un ennemi huguenot, mais par un catholique mécontent à qui il avait confisqué des biens, illustrant les tensions internes qui gangrènent même le camp catholique.
Sa carrière s’accompagne d’acquisitions prestigieuses : en 1548, il achète la terre de Vallery pour 95 000 livres et fait bâtir un somptueux château, décoré par Pierre Lescot et Le Primatice.
Héritage
Jacques d’Albon de Saint-André, le maréchal de Saint-André, reste une figure emblématique de la noblesse militaire de la Renaissance française. Sa carrière illustre la montée des tensions religieuses et politiques du XVIᵉ siècle, tandis que son faste, notamment à Vallery, témoigne de l’esprit de la Renaissance.
Son rôle dans les guerres de religion et sa fin tragique reflètent les divisions profondes qui marquent son époque.
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